Ouest-France – Breizh civic lab : une nouvelle boite à idées

Un nouveau lieu pour réfléchir à l’avenir de la Bretagne, le Breizh civic lab. Parmi ses centres d’intérêt : l’action publique.

Ils viennent d’horizons différents, mais ils ont voulu se mettre autour d’une même table pour penser l’avenir de la Bretagne. Stéphane Péan, qui a vécu et travaillé au Japon, est un spécialiste de l’innovation. Patrice Gautier, vétérinaire de formation, est le Maire de Evran dans les Côtes d’Armor. Et Ronan Kerleo, Brestois d’origine, est ingénieur. Le premier cercle du Breizh civic lab, qui ne demande qu’à s’agrandir, compte ainsi une douzaine de membres qui avaient déjà eu l’occasion d’échanger sur les perspectives qui s’offrent à la Bretagne.

« Le fait urbain »

Toutes ces réflexions, ils ont décidé de les structurer et d’en faire la base de leur think tank, en clair, un lieu de propositions et d’échanges d’idées. De tels endroits, la Bretagne, où l’on aime bien discuter du présent et de l’avenir, en a déjà. Mais parfois, constatent-ils, « cela tourne à vide. » Ils réfutent aussi les analyses qu’ils jugent « binaires » , celles qui mettent d’un côté les zones urbaines qui se développent, et les campagnes qui tirent la langue. Surtout, ils veulent produire des idées, des analyses et des propositions. Déjà, les premiers contacts ont été pris avec des universitaires. Et pas question de se lancer un jour dans l’arène politique.

« Nous croyons à l’intelligence collective » , plaide Stéphane Péan. Le Breizh civic lab veut notamment explorer de nouveaux chemins pour l’action publique, comme une assemblée de Bretagne qui rassemblerait les élus des conseils départementaux et ceux du conseil régional. Il croit aussi au rôle majeur des villes. « La montée en puissance des villes dans un monde globalisé incite à repenser l’action régionale qui doit impérativement intégrer le fait urbain » , annonce déjà le Breizh civic lab qui veut aussi ouvrir la réflexion sur les limites de la Bretagne, au-delà des critères culturels. Avec l’ambition « d’impliquer tous les citoyens bretons, qu’ils soient de Bretagne ou d’ailleurs. » L’invitation est lancée.

Source: Ouest-France – Page Bretagne, par Didier Gourin, le 23 décembre 2018

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